I'm crazier than you are

Né en 1978, je suis traducteur et auteur dans les domaines des littératures de l'imaginaire: SF, fantasy, fantastique. Mes nouvelles vont de l'anticipation au surréalisme en passant par le merveilleux.

Mon site web s'appelle pompeusement comme moi, mais j'avais pas trop le choix non plus.

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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 10:59
C'est avec une joie qui n'a d'égale que ma stupéfaction totale que je viens d'apprendre la nouvelle - j'ai l'immense plaisir d'avoir été sélectionné par le jury du prix Imaginales pour deux textes!

- Bataille pour un souvenir, in Identités, anth. Lucie Chenu, éd. Glyphe

- L'Île close, in De Brocéliande en Avalon, anth. Lucie Chenu éd. Terre de Brume

C'est un immense honneur que de se trouver cité en compagnie de si grands noms, que j'apprécie énormément, les lisant au fond de mon lit, sous ma couette avec une lampe de poche, les yeux pleins d'étoiles à la Candy, admirant leur talent (bon, OK, pour la lampe sous la couette, j'exagère... mais pour les yeux pleins d'étoiles à Candy, non!). Mais je pense surtout à une chose: quel que soit le verdict, pour la suite, va vraiment falloir assurer :)

Voici le communiqué de presse du jury. Félicitations à tous les finalistes!



Le jury est constitué de :
Jacques Grasser - Président (adjoint aux affaires culturelles de la mairie d'Épinal)
Jacques Baudou - Vice-président (essayiste, critique littéraire au journal Le Monde)
Stephane Manfrédo - Secrétaire (critique littéraire, essayiste, formateur, directeur de collection)
Sylvie Miller (auteur, anthologiste, traductrice)
Jean-Claude Vantroyen (rédacteur en chef adjoint, critique littéraire, Le Soir - Bruxelles)
Jérôme Vincent (journaliste radio, éditeur, gestionnaire du site Actusf)
Bernard Visse (directeur du festival Imaginales)

À la suite de ses délibérations, le jury communique la liste des nominés pour l'édition 2009.
Les sélectionnés pour cette année sont :

ROMAN FRANCOPHONE
Ange, La légende des tueuses démons, Tome 1 : Le grand pays, Bragelonne
Edouard Brasey, Les chants de la Walkyrie, Belfond
Armand Cabasson, La Dame des MacEnnen, Glyphe
Jean-Philippe Jaworski, Gagner la guerre : récit du vieux royaume, Les Moutons Électriques
Christophe Lambert, Le Commando des Immortels, Fleuve Noir

ROMAN ÉTRANGER TRADUIT
Steve Cockayne, Légendes du pays, Tome 1 : Vagabonds et insulaires, trad. Michèle Charrier, Pygmalion
David Anthony Durham, Acacia, Tome 1 : La guerre du Mein, trad. Thierry Arson, Le Pré au Clerc
Hélène Kushner, À la pointe de l'épée : un mélodrame d'honneur, trad. Patrick Marcel, Calmann-Lévy
Ian McDonald, Roi du matin, reine du jour, trad. Jean-Pierre Pugi, Denoël
Terry Pratchett, Les annales du disque monde, Tome 30 : Timbré, trad. Patrick Couton,L'Atalante

OUVRE POUR LA JEUNESSE
Fabien Clavel, Les gorgonautes, coll. Royaumes perdus, Mango
Christine et Madeleine Féret-Fleury, Atlantis, Tome 1 : L'héritière, Hachette
Walter Moers, Le maître de Chrecques, trad. François Mathieu, Panama
Licia Troisi, Chroniques du monde émergé, Tome 1 : Nihal de la terre et du vent, trad. Agathe Sanz, Pocket
Eric Pauwels, Le voyage de Gaspard, trad. Eliza Smierzchalska, Éditions de l'Oeuvre

Le roman Le clairvoyage, de Anne Fakhouri, L'Atalante, sélectionné par le jury, a été exclu de la sélection, le directeur de collection faisant partie du jury.

NOUVELLE
Lionel Davoust, L'île close, anthologie De Brocéliande en Avalon, Terre de Brume
Lionel Davoust, Bataille pour un souvenir, anthologie Identités, Glyphe
Kelly Link Animaux de pierre, anthologie La jeune détective, Denoël

La nouvelle La Belle au poids mordant, de Sylvie Miller & Philippe Ward, anthologie Identités, Glyphe, sélectionnée par le jury, a été exclue de la sélection, l'un des auteurs faisant partie du jury.

ILLUSTRATION
Krystal Camprubi, pour Toi, lumière de ma nuit, Krystal Campruby et Christian Grenier, Portelune
Arnaud Crémet, pour Comme des fantômes, Les moutons électriques
Didier Graffet, pour La traque de l'ombre, Sarah Ash, Bragelonne
Sari Long, pour Le Seigneur des Isles, David Drake, Milady
Frédéric Perrin, pour Le grand pays, Ange, Bragelonne

PRIX SPÉCIAL
Pierre Dubois et Camille Renversade, pour Dragons et chimères, Hoëbeke
Nathalie Dau & Krystal Camprubi, pour Légendes et créatures fantastiques, Auzou
Edouard Kloszko, pour L'encyclopédie des elfes, Le Pré au Clerc
Anne Blaitel et Clémence Fournerie, pour la revue Fée Divers
Lucas Moreno, pour le site www.utopod.com, podcast francophone des littératures de l'imaginaire




Je suppose que les lauréats devraient être annoncés pendant le festival des mondes imaginaires d'Epinal, Imaginales, qui se tiendra à Epinal du 14 au 17 mai. J'y serai présent pendant tout l'événement.

J'en profite pour rappeler que l'anthologie Rois et Capitaines, dirigée par Stéphanie Nicot aux éd. Mnémos, où figure L'Impassible armada, y sera disponible en avant-première, et je devrais intervenir sur un ou deux cafés littéraires pour parler de littérature et du travail de l'auteur - ou juste pour dire des bêtises avec un air intelligent. Plus d'infos dès que je peux.



Dernière brève pour signaler la publication d'un dossier sur la traduction de l'imaginaire par le site ActuSF, où j'ai répondu à quelques questions sur le métier en compagnie de Luc Carissimo, Sylvie Miller, Aude Carlier, Mélanie Fazi, Patrick Couton, Arnaud Mousnier-Lompré, Jean-Pierre Pugi et Jean-Daniel Brèque.

La traduction est un métier souvent négligé, voire oublié dans la grande chaîne du livre; que l'équipe d'ActuSF soit donc profondément remerciée pour nous avoir donné l'occasion de parler un peu de notre travail, en espérant également que cela donne quelques informations à ceux et celles qui souhaiteraient se lancer dans cette aventure passionnante!
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 10:31
Les extraterrestres sont parmi nous.

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 10:24
Comme je l'avais mentionné en janvier, un certain nombre de projets arrivent à maturation cette année, et je suis maintenant très heureux d'annoncer ma deuxième publication de 2009: L'impassible armada, à paraître aux éditions Mnémos dans Rois et capitaines, anthologie dirigée par Stéphanie Nicot en partenariat avec le festival Imaginales, le festival des Mondes Imaginaires d'Epinal. La superbe illustration de couverture est signée Julien Delval.

Je suis un guerrier. Capitaine d’une unité d’élite. Nombre diraient un assassin, un boucher, ou un fou, mais ces mots n’ont pas de sens pour moi. Le bien, le mal… Tout cela n’est que balivernes. Si vous me demandez mon avis, je vous dirais bien volontiers que la réalité d’un champ de bataille est tout autre, que ce n’est qu’affaire de point de vue : seules comptent la victoire ou la défaite.

En partenariat avec les Imaginales
Un festival des mondes imaginaires à Epinal,
un éditeur présent depuis le tout début,
douze récits vibrant de passion.
Cette anthologie allie l’enthousiasme des concepteurs au talent des auteurs.

Critique littéraire, essayiste, formatrice, anthologiste, rédactrice en chef de la revue Galaxies de 1996 à 2007, Stéphanie Nicot compte parmi les meilleurs spécialistes des littératures de l’imaginaire. Elle assure depuis sa création, en 2002, à Epinal, la direction artistique du festival Imaginales.


Au sommaire :
Claire & Robert Belmas
Pierre Bordage
Armand Cabasson
Lionel Davoust
Thomas Day
Julien d’Hem
Catherine Dufour
Johan Heliot
Jean-Philippe Jaworski
Laurent Kloetzer
Maïa Mazaurette
Rachel Tanner


Pour en savoir plus sur le livre, Stéphanie Nicot en propose une présentation sur fantasy.fr.

Pour ma part, L'impassible armada est le conte désabusé d'un marin confronté aux dangers absurdes d'un océan inconnu alors que sa flotte accomplissait une héroïque mission...

L'anthologie sortira le 20 mai mais sera disponible en avant-première au festival. Il se tiendra du 14 au 17 mai et j'y serai d'ailleurs présent. Je vous recommande vivement de faire le déplacement, l'ambiance est très conviviale, les auteurs et artistes sont nombreux, toujours prêts à discuter autour d'une bière, et Epinal est une très jolie ville.
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 11:36
Youpi, me revoilà taggé dans une chaîne, cette fois dans le blog Fabrice Chotin, auquel tout fan du Japon se devrait de jeter un oeil: son regard insolite sur les détails de la vie quotidienne est un régal pour mesurer les petites et grandes différences entre cultures. Et pour finir la pub, il est au sommaire de l'anthologie Alice au pays des morts.

Le jeu, maintenant!

Or donc, il s’agit dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe telle que nous la souhaiterions.

Ouais nan mais attends, c'est vachement dur. Comment je la souhaiterais? Ben, chouette, tiens, égalitaire, bisounoursisante, l'utopie de l'entente et des droits de l'homme, je ne voudrais pas en faire l'équivalent politique d'un Arcatraz. Et comme nous sommes en principe entre gens de bonne compagnie, d'un blog à l'autre, on se doute bien qu'aucun de nous ne va répondre "alors, moi, l'Europe, je voudrais que ce soit un requin avec plein de dents, une plante carnivore, Lepers Among Us de Dimmu Borgir, et puis Jack l'Eventreur". (Quoique ça pourrait être marrant. Francis en serait bien capable.)

Alors je change les règles du jeu pour que ce soit plus marrant.

Or donc, il va s’agir dans une sorte de questionnaire à la manière de Proust, de dire ce que nous évoque l’Europe en rapport à nos souhaits.

C'est subtliment différent.

Bien.

Un animal

Une seiche. Bah ouais, parce qu'une seiche, d'abord, c'est vachement intelligent - énormes capacités de mémoire, et il faut au moins tout ça pour se rappeler de tout le droit européen. Ensuite, ça a une bonne tête, c'est plutôt mignon. Regardez-la, la petite bébête, on dirait pas un Casimir des océans? OK, un casimir croisé avec un triffide, mais bref.

Cela dit, malgré cet air mignon, ça a plein de tentacules. Pas sur tout le corps, remarquez: juste sur la tête. C'est le côté un peu flippant du bestiau - comme de l'Europe. Ça remue, ça bouge, on ne pige jamais très bien ce que ça va faire, ce que ça va bouffer, si même le cerveau - pourtant très intelligent - a lui-même bien pigé ce qu'il bouffe et pourquoi. D'ailleurs, "céphalopode", étymologiquement, signifie "pied sur la tête"; tout cela est très logique, expliquant parfaitement comment, au regard de certaines décisions, l'Europe fait pour marcher au plafond. Et puis, quand elle a peur, elle écrit des lois, comme la seiche qui crache de l'encre.

Enfin, c'est un mollusque, et les portraits chinois de toutes sortes citent toujours des vertébrés, en général des ours ou des chats, dans une manoeuvre sournoise de préférence taxonomique, et je dis non, je m'oppose, je m'inscris en faux; je me dresse et je bombe le torse; c'est indigne de nous, penseurs modernes; fidèle aux idéaux de tolérance de l'Europe, adressant un salut à Voltaire et un autre à Montesquieu, je me tourne donc vers le fond des mers, tendant la main à mes soeurs visqueuses.

Une fleur

Beuh...

Une pâquerette?

Je t'aime, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout...

Epluchée tour à tour par la population et ses dirigeants, chacun oubliant parfois un peu de penser au champ dans son ensemble et de le contempler pour mieux y réfléchir... Mon dieu, que c'est beau, ce que je dis, je devrais écrire des slogans pour Nature et Découvertes.

Un tableau

Mouerf... Allez, les Ménines de Vélazquez. Pour la tradition historique des monarchies européennes, fermement ancrée dans notre histoire, quoi qu'on dise.

Et surtout pour son effet d'optique, qui met le spectateur à la place du roi et de la reine en train de se faire peindre. C'est peut-être un des idéeaux européenns, à travers l'union de ses moyens, de ses institutions, de sa justice: une vie meilleure pour tous, plus libre, dans l'entente et le respect des droits. Chacun à la place du roi. Ce qui explique aussi l'amertume de beaucoup face à l'idéal, qu'il trouve dévoyé, par exemple avec la bêtise consistant à qualifier de "Constitution" ce qui n'était qu'un traité économique supplémentaire. Un jour, la classe politique se rendra compte que les gens veulent croire sincèrement à quelque chose... J'y crois. (Oui, il faut vraiment que je postule chez Nature et Découvertes.)

J'en profite pour lier l'analyse fascinante du tableau par Yann Minh, une reconstitution en 3D de la scène et pour en étudier la subtile mise en abîme.

Une ville

Allez, banzaï, Athènes. Pour la naissance de la démocratie, de la philosophie, la tradition des arts, du débat public.

Parce que la ville a aussi, en un sens, un pied en Occident, un autre aux portes de l'Orient.

Parce que j'adore les olives, et que c'est mon blog, merde.

Un personnage

Bon, je ne suis pas très inspiré, là. Don quichotte? Pour l'humour, le parcours, la volonté de se lancer dans les combats inégaux - parfois à tort, mais toujours avec bonhomie, suscitant tendresse chez l'observateur.

Les rêves ne se construisent pas sans erreurs et idéalisme et l'Europe ne fait pas exception. Ses erreurs peuvent être vues comme grotesques ou comme les cahots nécessaires à sa construction, les tâtonnement d'une entité nouvelle fondée sur une histoire bien plus complexe que toutes les alliances supranationales qu'a connu l'histoire.

Et aussi parce que le second degré, l'ironie tendre, est l'apanage des vieux peuples.

Quelqu'un a le numéro de Nature et Découvertes?

Une chanson

Mouhaha. Torn dans la reprise de Natalie Imbruglia.

J'imagine l'Europe, toute mimi comme Natalie, déambulant avec une grande robe de soirée rouge dans un sushi bar à l'ambiance feutrée, s'avançant d'une démarche aérienne vers une table. Il s'y trouve Jacques Delors. C'est le jour où il s'est retiré de la vie politique. Elle lui lance un long regard, lui caresse tendrement la joue et commence: Well you couldn't be that man I adored / You don't seem to know, don't seem to care what your heart is for / But I don't know him anymore...

Ça marche pour tous ceux qui, par des gestes plus sombres, dévoient l'idéal, d'ailleurs. Illusion never changed into something real / I'm wide awake and I can see the perfect sky is torn / I'm all out of faith, this is how I feel...

And now for something completely different

Faisons tourner les serviettes la chaîne:

Francis (je sais, tu m'as taggé aussi: ça vient)
Lucie Chenu
Anankè
Sayyadina
Et tous ceux qui veulent jouer, bien sûr. J'ai juste cité les plus crypto-révolutionnaires. ;)
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 09:30
Un grand bravo et merci, d'abord, au salon Rue des Livres et à la librairie Critc (site, blog) pour un très agréable week-end de printemps il y a deux semaines: pour seulement sa deuxième édition, l'événement est déjà très impressionnant, extrêmement bien organisé par une équipe sympathique et motivée, avec un nombre conséquent d'auteurs invités et des libraires dynamiques. On espère la pérénnisation et le développement de ce festival, qui a, semble-t-il, toutes les cartes en main pour devenir un grand salon du livre en Bretagne.

Mention spéciale pour la cuisinière des déjeuners et pour l'équipe Critic qui nous a bichonnés, veillant à ce que nous ne manquions jamais de café, chocolat et bière - ce qui dénote bien là d'une connaissance aiguë de la persona de l'écrivain.

Ce fut bien sûr l'occasion de joyeuses retrouvailles avec les amis dévoreurs de livres (comme Lelf - qui propose un tour d'horizon du festival), Jean Millemann, Sophie Dabat et de nouvelles rencontres. Et aussi de concrétisation de nouveaux projets... Ma bio dans Identités mentionnait que j'écrirai peut-être d'autres textes dans l'univers de Bataille pour un souvenir; ce n'est plus un "peut-être", c'est maintenant une certitude.

Des histoires indépendantes les unes des autres, bien entendu, puisque destinées à des supports différents: rien n'est plus désagréable que de louper le contenu d'un récit parce qu'on n'a pas lu les textes précédents - et je déteste l'artifice qui consiste à parsemer une nouvelle présumée indépendante de notes de bas de page du genre "pour comprendre, voir x ou y, page z". Cela revient à faire passer le monde, le décor, avant les personnages, le sang de l'action. Et raconte-t-on une histoire (qu'il s'agisse d'une short short story ou d'une pentaologie) ou bien écrit-on un traité de géopolitique imaginaire? J'ai l'intime conviction qu'un lecteur cherche le premier et se contrefout éperdument du second.

Ces nouvelles ne seront donc pas "fléchées" comme appartenant au même monde - mais les lecteurs assidus pourront jouer le jeu des résonances, des indices et des échos, en guise de "valeur ajoutée", construire la tapisserie, s'ils le veulent, sans que ce soit nécessaire pour comprendre et apprécier le récit. Chaque ensemble narratif doit pouvoir être lu en premier et servir de porte d'entrée. C'est, du moins, ma profession de foi. Nous verrons si j'y arrive, hein?

L'Identités Rennes Tour continue: Sophie, Jean et moi-même serons en dédicace samedi 4 avril au forum Privat (blog du rayon BD/SF), 5 quai Lamartine à partir de 15h.
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